La création web est un exercice créatif (comme son nom l’indique)

La création web est un exercice créatif (comme son nom l’indique)

Face aux problématiques techniques de la création web, il est facile d’oublier qu’il s’agit avant tout d’un exercice de communication. Se concentrer sur la technologie, c’est prendre le risque de négliger ce qui fait votre singularité : les valeurs de votre projet.

La polyvalence dans le web

La communication étant par définition un exercice hybride, de nombreux prestataires cultivent leur polyvalence, grâce à la porosité de l’expérience ou en tirant parti d’une formation généraliste, pour se spécialiser ensuite dans différents domaines. Il n’est donc pas rare de voir un développeur soucieux de graphisme, un rédacteur vous conseiller en marketing ou un directeur artistique capable de coder. Bien entendu, cette polyvalence a ses limites : peu de restaurants font le grand écart entre sushi et blanquette de veau, parce que chacune de ces spécialités réclame un savoir-faire spécifique et qu’assumer les deux, c’est prendre le risque de n’en réussir aucune.

 

Bien penser son cahier des charges

Avant d’acheter une voiture, vous vous poserez la question de l’usage que vous en ferez : les caractéristiques de l’engin ne seront pas les mêmes pour vos déplacements familiaux, des trajets réguliers sur longue distance ou la livraison de colis en ville. Le même raisonnement s’applique à votre site internet : définir l’usage, la cible, le positionnement que vous souhaitez adopter et les moyens que vous êtes à même d’y consacrer consiste la base du cahier des charges qui vous permettra de sélectionner un prestataire. C’est la part de stratégie en amont de votre projet.

 

Un prestataire pour chaque étape

Pour bien comprendre le processus de conception web, filons la métaphore du véhicule : Pour que votre voiture puisse rouler, un travail technique est nécessaire : c’est le rôle du développeur web, qui va concevoir la structure de fonctionnement du site, en assurer la sécurité ainsi que les fonctionnalités additionnelles : boutique, espace client… Vous avez alors des roues, des freins et un moteur. Pour que votre véhicule ait l’air d’une voiture, vous avez besoin d’un concepteur UX/UI [User eXperience, User Interface] : c’est lui qui transformera l’outil en interface, en plaçant les éléments de manière ergonomique et intuitive pour l’utilisateur. Votre voiture est désormais pratique et fonctionnelle… mais pour avoir envie de monter à bord, pour qu’y voyager soit agréable, le directeur artistique doit en créer l’habillage. Cet habillage graphique doit vous ressembler et donner envie à l’usager ; la structure technique et l’ergonomie doivent permettre au design de s’exprimer, ce qui nous montre la nécessité d’une communication permanente entre chacun des acteurs du chantier.

 

La structure du site est prête : comment l’animer ?

Votre voiture est donc bien pensée, bien conçue, élégante et sécurisée. À présent, si vous voulez qu’elle roule, il faut l’alimenter en carburant : c’est la stratégie de contenu, là où le concepteur-rédacteur web travaille la tonalité, la fréquence, les sujets abordés par votre discours. Le community manager se chargera ensuite de l’animation externe de votre communauté. Si tout se passe bien, cette chaîne de prestataires spécialisés respectera les paramètres de l’internet contemporain : la confidentialité (RGPD, cookies), l’optimisation pour les moteurs de recherche (SEO) ou la possibilité de consulter votre site sur smartphone comme sur desktop (responsive design) ne sont en effet pas l’affaire d’un seul, mais de l’ensemble des acteurs de la création de votre site. Aussi techniques qu’artistiques, ces tâches réclament donc chacune un savoir-faire spécifique.

 

Des solutions pour simplifier votre chantier web

Positionnement, arborescence, zoning, parcours client, planification des mots-clés, hébergement, base de données, webdesign, iconographie, contenu rédactionnel, développement spécifique, mise-en-ligne, sécurisation, growth hacking, optimisation, animation : confier la gestion de cette longue liste à un partenaire unique peut sembler dissuasif. Pour autant, des solutions existent : de nombreux prestataires 360°, parmi lesquels l’agence FBSD, vous proposent d’assumer l’intégralité de votre chantier, en faisant confiance à leur réseau de partenaires sous-traitants spécialisés pour effectuer les tâches qui sortent de leur champ strict d’expertise. Par ailleurs, le web évoluant, des solutions techniques open-source, telles que le CMS WordPress et les multiples plugins qui le complètent, permettent d’alléger la part technique des chantiers. Les développeurs qui contribuent à ces outils permettent ainsi aux prestataires qui s’en servent de se concentrer sur une application sur-mesure, et sur la part créative du projet.

 

Face aux défis techniques que représente la création web, on perd souvent de vue la part créative indispensable à tout chantier. Après tout, il serait dommage de monter dans sa voiture neuve, pour réaliser qu’on y est mal installé, que l’intérieur est laid et qu’on ne sait pas comment la démarrer.

Cas pratique : fidéliser sa communauté

Cas pratique : fidéliser sa communauté

Une communauté se crée autour de votre marque, grâce au bouche-à-oreille ou à diverses initiatives ponctuelles. Structurer, consolider et animer cette communauté est le fruit d’une stratégie qui vise à identifier les bons leviers pour les actionner au bon moment. Premier exemple des possibilités de fidélisation de votre réseau.

La problématique : acquérir et/ou fidéliser sa clientèle :

Quel que soit le produit que l’on vend, mobiliser un réseau autour de son offre, constituer et alimenter une base de données permettant de communiquer régulièrement sur ce que l’on fait est un atout essentiel pour l’entreprise. Il s’agit de transformer son public en une communauté privilégiée, plutôt qu’en masse vague, clientèle floue, afin de personnaliser les communications et d’apprendre de ses usagers.

Un dispositif ludique pour savoir ce qui nous lie

Le contexte  : une chaîne de restauration mondiale implantée en région, un public de particuliers jeune ou familial, un usage quotidien des services
> La réponse : mettre en place un dispositif ludique d’acquisition de données, à deux vitesses

Les sept restaurants McDonald’s de l’agglomération rouennaise partagent clientèle et communication. Cette mise en commun est à la fois une nécessité qui tient compte de la mobilité intra-urbaine des usagers, mais aussi une force : en réunissant les outils, en unifiant la stratégie marketing, les restaurants créent une véritable entité en région, dotée d’une capacité de rayonnement très importante.

L’agence FBSD a conçu pour ces sept restaurants l’animation commerciale Casino McDonald’s : un jeu de roulette accessible tout écran permet de remporter des lots (campagne ponctuelle) ou, à défaut, d’avoir accès à des coupons de réduction de la marque ou de ses partenaires. Afin de bénéficier de ces cadeaux, l’usager doit fournir ses coordonnées, et accepte de recevoir les communications de McDonald’s-Rouen. La qualité des lots mis en jeu (iPhone, places pour l’Euro de football…) permet de générer des pics d’intérêt ponctuel sur les réseaux sociaux et en restaurant, tandis qu’une newsletter offrant actualités et offres exclusives permet de fidéliser la base des participants.

Grâce à ce dispositif permanent, la base de données rassemblant progressivement les différents profils d’usagers de la marque : grâce à une approche ludique et à une mise en forme légère, l’entreprise peut constituer une communauté, lui partager ses offres et actualités afin de la fidéliser, et surtout, en étudier les habitudes, de manière à améliorer constamment son offre.

Cas pratique : Rebooter son identité de marque

Cas pratique : Rebooter son identité de marque

La marque est l’élément fondateur de toute communication stratégique. Ceci étant acquis, la question demeure : concrètement, comment rebooter, lifter ou créer une marque cohérente ? Démonstration par l’exemple, avec Devolis, entreprise normande spécialiste des solutions logicielles en b2b.

La problématique : se signaler, se positionner

Expert régional reconnu sur les technologies Microsoft, Devolis est un acteur incontournable de la Normandy French Tech. Désireuse de communiquer autant sur son apport technique que sur le reste de son offre, l’entreprise a fait appel à FBSD afin de repenser l’ensemble de son identité visuelle. La nouvelle charte graphique devait en outre positionner Devolis comme un acteur de confiance, mêlant expertise et capacité d’adaptation.

Notre proposition : trouver l’histoire qui vous ressemble

Disposant d’une rare carte blanche pour inventer une identité de marque, l’agence a préconisé à Devolis de conserver son appellation, afin notamment de capitaliser sur la bonne réputation de l’entreprise. À partir de cette base, et à l’aide de l’indispensable exercice d’audit, nous avons analysé le contexte concurrentiel, l’offre de valeur (unique selling proposition, USP) et la culture de l’entreprise, de manière à en isoler les caractères spécifiques.

On ne plaque pas un récit artificiel sur une entreprise : la superficialité se paie, et l’identité sera juste si elle découle naturellement des activités, de l’esprit et des enjeux des protagonistes. Il nous est apparu clairement qu’une des spécificités de Devolis résidait dans son offre scalable : à chaque problématique client correspond la solution idoine, du logiciel standard que Devolis adapte pour vous, aux outils Big Data tels que l’offre Saagie dont l’entreprise est un intégrateur depuis les débuts.

La fable du fil et de l’aiguille

Devolis, ce sont les couturiers du numérique, capables d’innover comme de concevoir sur-mesure les solutions logicielles qu’il vous faut. Une fois ce parallèle effectué, commence le travail de production de marque, qui vise à faire exister la métaphore : nouvel emblème, lifting de l’appellation, choix typographiques, colorimétriques, travail rédactionnel d’accroche, de tonalité de discours, et enfin, déclinaison en iconographie.

Souhaitant mettant en exergue de façon décalée et ludique l’expertise et le dynamisme de l’entreprise, nous avons fait appel aux services de David Morganti, photographe à Rouen, afin de mettre en scène l’équipe selon la métaphore adoptée. Ainsi, un shooting d’anthologie a permis de saisir les clichés qui correspondent aux trois offres principales de Devolis : le prêt-à-porter, solution standard, le sur-mesure, et enfin la haute-couture, solution visionnaire au moyen du Big Data.

Grâce à une métaphore qui saisit les spécificités de son savoir-faire et permet à l’entreprise de se démarquer de la concurrence, Devolis et FBSD ont conçu une identité qui se décline en mots et en images, sur le web comme à travers les supports promotionnels.

Pour en savoir plus : le projet Devolis dans notre portfolio

Refonte : Laissez votre site web travailler pour vous

Refonte : Laissez votre site web travailler pour vous

Êtes-vous satisfait de votre site internet ? La question est délicate, dans la mesure où la traversent des critères de goût et d’efficacité, d’ergonomie ou de technologie. Reformulons donc : votre site a-t-il besoin d’une refonte, et si oui, à quelle échelle ?

Pourquoi effectuer une refonte de votre site internet ?

À la fois vitrine, historique et agent commercial de votre projet, le site est un outil indispensable de l’entreprenariat contemporain. L’évolution des technologies, des modalités de référencement et de marketing et des usages de consultation nécessite une maintenance soutenue de votre plate-forme. Souvent, les ajustements ne suffisent pas : il faut alors repenser le site de fond en comble, lui appliquer une rénovation d’ampleur, et pas un simple coup de peinture.

Les critères décisifs : ergonomie, design, référencement

Un site bien conçu réconcilie efficacité et élégance, garantissant une expérience optimale à l’utilisateur et une exposition idéale de votre entreprise. Il s’agit de se demander si votre outil actuel répond à ces problématiques : l’ergonomie de votre site est-elle optimisée, la navigation y est-elle naturelle, agréable et efficace ? Quel est le temps de chargement des pages ? Votre site est-il responsive, c’est à dire consultable sur tablette et smartphone ? Quel est votre taux de conversion, votre taux de rebond ? D’où provient votre trafic, est-il direct, dû aux réseaux sociaux, à votre présence sur les moteurs de recherche – votre trafic est-il seulement suffisant ? Le design épouse-til votre identité de marque ? Quelle est la teneur de votre contenu rédactionnel – quel est votre ton, votre niveau de langage, dans quelle mesure le texte de votre site est-il optimisé pour le référencement naturel sur les moteurs de recherche ? Engagez-vous suffisamment l’internaute ? L’arborescence est-elle claire, lisible, pratique ? On ne compte plus les sites qui oublient nombre de ces paramètres, décourageant par là l’internaute, les moteurs de recherche, et desservant fatalement l’entreprise qu’ils représentent.

lifting refonte site web

Lifting vs Table rase : comment procéder ?

Ce n’est pas parce qu’une refonte est décidée que tout doit disparaître. Vous êtes satisfaits de votre référencement, mais voulez que votre site offre une meilleure expérience à l’usager ? Vous avez envie de tout changer, mais vous ne voulez pas prendre le risque de réparer ce qui fonctionne ? N’ayez crainte : durant les travaux, l’exposition continue. La nouvelle version de votre plate-forme est développée et intégrée séparément de votre site actuel, puis basculée en lieu et place une fois terminée : vous ne disparaissez ainsi jamais du web. Selon la nature des modifications effectuées, vous conservez votre rang sur les moteurs de recherche, et des redirections sont mises en place afin de ne perdre aucun de vos utilisateurs. Tout est étudié pour une transition en souplesse, un chantier sur-mesure qui saura faire la part des choses entre ce qui fonctionne, et doit intégrer la refonte, et ce qu’il faut changer.

Votre site est une vitrine permanente de votre projet. Bien pensé, exécuté et entretenu, il représente un atout commercial indéniable : il génère des leads, attire les prospects, porte fièrement votre offre et vos valeurs. Si votre plate-forme ne souscrit pas aux critères énumérés ci-dessus, il est sans doute temps de lancer le chantier : laissez votre site travailler pour vous !

 

Vous avez un doute ? Nous diagnostiquons votre site :

ZOO-LOGO #03 : les furets suivent l’éléphant

ZOO-LOGO #03 : les furets suivent l’éléphant

Difficile d’y échapper lorsque, chaussés de Puma©, nous avalons une gorgée de RedBull© pour faire passer notre bouchée de Vache qui rit©. Alors on s’assied derrière son ordinateur, on saisit sa souris© pour cliquer sur Firefox©.
Mascotte, emblème, appellation : le monde des marques ressemble à une animalerie. Pourquoi tant d’entreprises fondent-elles leur identité visuelle sur nos amis les bêtes  ?

 

éléphant bleu logotype

E pour l’Éléphant bleu

« Le vieil éléphant sait où trouver de l’eau » – proverbe africain

Tout le monde connaît la marque, pour en avoir forcément croisé l’emblème au détour d’un carrefour, le long d’une avenue ou dans un centre commercial. Simple, fun et immédiat, l’emblème est particulièrement efficace : comment le décrire autrement qu’en disant « c’est un éléphant bleu qui prend une douche » ? Certes, cela ressemble à un début d’histoire drôle. On s’aperçoit surtout que l’emblème, malgré son apparente naïveté, communique exactement ce qu’il faut : le nom de la marque, et l’offre de service associée.

La marque « Éléphant bleu » existe sous ce nom depuis 1987, lorsque l’entreprise suisse Hypromat décide de franchiser le concept de lavage haute pression conçu dès 1964 par Maurice Paquette. Facilement traductible, universelle par sa simplicité, la marque se développe dans toute l’Europe. Entre l’eau, l’éléphant et le bleu, le rapport au lavage est étrangement évident, et il suffit alors d’associer une communication efficace au dispositif reconnaissable du lavage automatique pour que l’image de marque s’ancre dans la culture commerciale européenne.

Pour l’emblème, l’animal – forcément bleu – adopte des formes simplifiées, incontestablement plus enfantines que naturalistes. Le dessin au trait, à l’épaisseur unique et au tracé souple, communique une jovialité a priori étrangère à l’acte de nettoyer son véhicule : c’est probablement l’idée qui sous-tend l’emblème, éliminer le sentiment négatif de la corvée grâce au recours à une mascotte ludique et joyeuse. L’usage de formes simplifiées, d’un emblème « parlant », facilite l’identification d’une marque. Les familles représentant le cœur de cible de la marque, sa mascotte est sans doute autant adressée aux enfants qu’à leurs parents… L’assimilation de la trompe à une douche, utilisation comique de l’anatomie du pachyderme, permet de rester proche du message sans renoncer à l’efficacité ludique de la mascotte. Laver sa voiture n’a jamais paru si drôle – ni si facile.

C’est grâce à une communication accessible et identifiable que l’Éléphant bleu parvient à gommer l’aspect fastidieux habituellement associé à son offre de service. Sympathique, joyeux et efficace, l’éponyme éléphant prouve que parfois, il suffit de faire simple : créer un service nommé « éléphant bleu » et le représenter exactement comme tel, ça fonctionne.

 Pour en savoir plus : le site de la marque

Logotype - lesfurets.com

F comme (les)Furet(s.com)

« Il aurait eu besoin d’un furet plus exercé que moi à déterrer des beautés » – Alain René Lesage

En peu de temps, LesFurets.com ont su compenser un manque de visibilité (due à la jeunesse de la marque) par une présence médiatique renforcée et surtout, identifiable. Comme on a pu l’évoquer pour la Baleine ou Camel, l’association animal-message fonctionne naturellement en communication. LesFurets.com, eux, jouent complètement l’anthropomorphisme : leurs furets sont vêtus comme des humains (ce qui les rend identifiables, voire attachants) et s’adressent au consommateur (ce qui permet de lier emblème et message).

LesFurets.com existent sous ce nom depuis quatre ans. Auparavant nommé AssureMieux.com, le service comparatif sur internet a opté pour une stratégie moins neutre, donc plus risquée, mettant à profit son changement de nom pour tout revoir de sa communication. Désireuse d’être directement identifiable, la marque a signé son entrée en lice par la diffusion massive de publicités destinées à la télévision, et à internet. Deux furets, nommés Hervé et François (on renforce l’identification!), y présentent rapidement le service proposé par le site. Le message étant peu complexe, le spot publicitaire peut en profiter pour déployer une identité. Cette identité, c’est bien sûr le recours aux animaux humanisés ; c’est également l’installation d’une narration par exemples concrets, qui gomme habilement l’aspect nécessairement mécanique d’un comparateur d’assurances.

S’appuyant sur cette charte éditoriale et visuelle, lesFurets.com ont poursuivi leurs efforts, renouvelant leur communication à mesure que le site étoffait son offre : nouveaux exemples, nouveaux personnages secondaires, mais un message toujours limpide qui met Hervé et François au centre. Le furet n’est pas le plus glamour des animaux ? Cela tombe parfaitement, puisque l’assurance n’est pas non plus, a priori, le plus attirant des domaines. Surtout, le furet est tenace, il fouine, il traque : s’associer au furet, c’est se garantir d’obtenir ce que l’on veut. En guise de cerise, la marque se permet un jeu sur les sonorités en accroche : le « furet » devient « futé », et l’injonction « comparez et achetez futé » combine auto-référence, simplicité (quatre petits mots), description de l’offre (comparer), de l’enjeu client (acheter futé) et, comme souvent, programmation neuro-linguistique douce avec le recours à l’impératif.

 Pour en savoir plus : le site des Furets

Économie sociale et solidaire : la communication en question

Économie sociale et solidaire : la communication en question

Don’t shoot the messenger

On réunit sous l’appellation d’économie sociale et solidaire les fondations, entreprises, coopératives ou associations qui fondent leur fonctionnement interne et leurs activités sur des principes d’utilité sociale et de solidarité. Dans ces structures, qui tentent de renouveler la façon dont nous abordons les échanges commerciaux et humains, on remarque souvent une compréhensible défiance à l’égard de la communication, du marketing et de la publicité.
Dans la mesure où de réelles différences idéologiques séparent l’économie sociale et solidaire des schémas traditionnels d’échange, la communication est souvent considérée comme le véhicule qui rend possible l’hégémonie de l’un, et difficile l’émergence de l’autre. Pour que l’économie sociale et solidaire évite de jeter le bébé, mais puisse tout de même recycler l’eau du bain, des solutions existent.

Economie sociale et solidaire

S’affirmer en tant qu’alternative

Si les monnaies locales impriment de vrais billets, c’est autant pour sécuriser leur réseau que pour éviter un effet Monopoly à leur moyen de paiement alternatif : compter sur une identité visuelle professionnelle, c’est s’assurer que notre interlocuteur nous considérera comme tel, ce qui représente un enjeu majeur pour les initiatives visant à renouveler nos modèles de distribution. Rivaliser avec les schémas existants signifie aussi jouer le même jeu, notamment sur le plan de la communication visuelle. Comment transformer l’usager en consom’acteur, si l’on n’attire ou qu’on ne retient pas son attention ?

« Social et solidaire » n’est pas qu’une étiquette : les structures hiérarchiques conventionnelles sont mises à plat, vers une organisation horizontale où chacun peut faire valoir ses idées. Ce fonctionnement introduit fatalement une complexité dans l’opérationnel, et il peut être délicat de s’accorder sur un message commun, cohérent et lisible. Un travail stratégique est ainsi indispensable : une association affronte, après tout, les mêmes écueils qu’une start-up. Un accompagnement professionnel est, là aussi, parfois nécessaire. Impliqué comme partenaire plus que comme moteur du projet, l’expert marketing apportera le regard extérieur dont tout projet peut bénéficier.

Rassembler qui nous ressemble

Think global, act local : le slogan d’Agenda21 pourrait aussi être celui du web. La communication en général, son versant digital en particulier, proposent des solutions pour la constitution d’un réseau de proximité non seulement idéologique, mais géographique : trouver et réunir les gens qui partagent notre idéal, qu’il s’agisse d’acteurs locaux ou de propositions similaires ailleurs. Malgré leur nom, le social et solidaire n’est pas forcément une priorité des réseaux sociaux les plus en vue ; mais en faire un usage ciblé et régulier peut permettre de développer des réseaux alternatifs, capables de relayer sur le web et d’agir IRL. Les leviers éprouvés d’acquisition/fidélisation client, tel que la collecte de données et le mailing ciblé, peuvent également être activés : un outil n’a pas de philosophie, il sert simplement à la faire exister. Par ailleurs, un usage raisonné du web permet d’éviter le taux d’échec et donc le gaspillage inhérents aux pratiques ancrées de la communication de proximité, telles que l’impression de flyers ou de plaquettes.